Je ne supporte pas les bruits anodins

Ce forum s'adresse aux gens touchés par un cas spécifique de troubles obcessionnels compulsifs. Le fait de se mettre en colère suite aux bruits de la vie quotidienne, provoqués par d'autres. Ceux qui en sont atteints comprendront qu'ils ont leur place sur
 
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 La colère

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cecily



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MessageSujet: La colère   Sam 5 Mai - 17:45

Dans chaque névrose, un affect désagréable envahit la personne.
C'est par exemple l'angoisse chez les phobiques, ou le dégoût chez certains obsessionnels compulsifs.
L'affect de la misophonie est la colère.
A la colère qui monte, les misophones réagissent différemment en fonction de leur environnement passé et présent.
La colère est un élément constitutif de la misophonie, mais ce qu'on en fait: l'exprimer ou la refouler, c'est contingent.
D'après ce qu'on fait de cette agressivité, une typologie peut être décrite.

(A suivre)
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cecily



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MessageSujet: 1) Les refoulés   Sam 5 Mai - 19:20

La plupart des misophones répriment voire refoulent la colère.
On affiche une façade bien gentille et on serre les dents, passant pour plus introverti, doux, voire écrabouillable, qu'on ne l'est en réalité.
On a l'air bête et maladroit en société, car on est trop occupé à se méfier, à se contrôler, pour réussir à placer des répliques et de l'esprit.
Si parfois la colère suinte de nous, elle nous rend seulement ridicule. On est des spécialistes de la colère en voix de fausset.
On ne sait ni s'imposer, ni s'adapter. On laisse traîner des cordes pour nous pendre. On est d'excellents candidats bouc-émissaires!

(A suivre)
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cecily



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MessageSujet: 2) Les défoulés   Sam 5 Mai - 19:31

L'autre attitude consiste à exprimer sans retenue la colère qui nous habite.
Certains misophones l'assènent à leur entourage, coupant la parole à ceux qu'ils n'ont pas envie d'entendre, persécutant ceux qui les énervent, affichant un caractère dominateur et revèche. Ils se rendent compte qu'ils font du mal, mais ne savent pas s'en empêcher durablement.

Tous les misophones n'ont pas une bonne orthographe, et j'ai trouvé des (2) s'exprimant en phonétique.

Dans un couple où il y a de la maltraitance, parfois le "dominateur méchant" est en réalité un misophone qui a commencé à ne plus supporter son partenaire.

(A suivre).
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cecily



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MessageSujet: 3) Les psychorigides   Sam 5 Mai - 20:31

Historiquement, il arrivait qu'un paterfamilias irascible ou une ménagère maniaque, édictant toujours de nouvelles règles de conduite à table et dans la maison, soit un misophone faisant passer (à ses propres yeux) ses irritations sur le compte de son droit de dominer.
Il y a une allusion à cela dans le film "Neuilly ta mère". Le père de la famille d'accueil, qu'on qualifie dans le film de "psychorigide", explose de colère lorsqu'il entend le grincement du couteau sur l'assiette, et rappelle au petit nouveau la règle d'or des gens bien élevés: on ne coupe pas la salade avec son couteau. Cela a tout de la misophonie. Mais dans le film, on appelle cela de la "psychorigidité" et on laisse entendre qu'il suffit au père de se détendre un peu et d'abandonner "ses principes", pour rejoindre le camp des jeunes libérés et cool de la nouvelle génération.

Cette opposition entre l'ancienne vie de famille, hérissée de "bonnes manières" répressives, et la nouvelle vie de famille où tout est permis dans le meilleur des mondes, résume une évolution qui a vraiment eu lieu, pas seulement dans la famille mais dans toute la vie publique: travail, école, transports en commun, voisinage... De moins en moins de misophones sont en mesure d'édicter les "bonnes manières" qui les arrangent (3), et de plus en plus passent du côté des refoulés (1), victimes de l'ambiance extravertie et laxiste.
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cecily



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MessageSujet: Remarque   Sam 5 Mai - 20:34

Cette sorte d'extrémisme de la vie en société actuelle engendre aussi l'augmentation des enfants hyperactifs en classe, car les enfants hyperactifs sont très proches des misophones de type (2).
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cecily



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MessageSujet: 4) Les criminels   Dim 6 Mai - 0:22

On peut schématiser plusieurs faits divers et dresser un portrait robot du type 4.

C'est le vieil emmerdeur qui n'a cessé de se plaindre des jeux d'enfants dans son voisinage, ou de réunions de jeunes sous ses fenêtres, ou de la sono du voisin dans le même pâté de maisons, ou du café karaoké installé depuis peu au rez-de-chaussée commercial.
Il a fait venir la police un grand nombre de fois pour qu'elle constate un tapage diurne requalifié en "trouble normal et inévitable", ou un tapage nocturne considéré comme une "petite incivilité" définitivement classée sans suite.
Il a fréquenté les permanences sociales.
Il a écrit au Président de la République.
Il a épuisé toutes les voies de recours. Il n'a jamais été pris au sérieux.
Il n'a pas de passé judiciaire. Il a reçu des décorations pour avoir participé à une vieille guerre. Il garde une arme chez lui.
Un jour, il reprend son arme et tire dans le tas; il y a des blessés et des morts.

L'indignation est générale. Comment peut-on tuer des voisins pour un motif aussi futile que leurs jeux bruyants?

Eh bien, un misophone de type (3), requalifié en (1) par l'évolution de la vie en société et par son propre manque de réussite sociale, est devenu (4).
Durant les années où il épuisait les voies de recours, une action sociale était possible: il avait besoin d'un logement viable et d'améliorer la qualité de sa vie.
Si la misophonie était reconnue au lieu d'être moquée, il n'y aurait eu ni ni morts ni blessés.
L'avocat du "vieil emmerdeur" peut plaider l'acquittement à titre principal et les circonstances atténuantes à titre subsidiaire...

Fin.
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Stefan124



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Date d'inscription : 07/04/2013

MessageSujet: Re: La colère   Dim 7 Avr - 21:43

cecily a écrit:
La plupart des misophones répriment voire refoulent la colère.
On affiche une façade bien gentille et on serre les dents, passant pour plus introverti, doux, voire écrabouillable, qu'on ne l'est en réalité.
On a l'air bête et maladroit en société, car on est trop occupé à se méfier, à se contrôler, pour réussir à placer des répliques et de l'esprit.
Si parfois la colère suinte de nous, elle nous rend seulement ridicule. On est des spécialistes de la colère en voix de fausset.
On ne sait ni s'imposer, ni s'adapter. On laisse traîner des cordes pour nous pendre. On est d'excellents candidats bouc-émissaires!

(A suivre)

Pour ma part, je passe à l'acte quand c'est trop insupportable. Mais comme je suis schizophrène, je m'en prend surtout aux objets hantés d'esprits.
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