Je ne supporte pas les bruits anodins

Ce forum s'adresse aux gens touchés par un cas spécifique de troubles obcessionnels compulsifs. Le fait de se mettre en colère suite aux bruits de la vie quotidienne, provoqués par d'autres. Ceux qui en sont atteints comprendront qu'ils ont leur place sur
 
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 Les psy restent ignorants face à ce problème

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MessageSujet: Les psy restent ignorants face à ce problème   Mer 28 Nov - 18:36

Comme tu le dis dans ton message de présentation Serena, les psy ne savent rien à ce sujet.
J'ai eu par exemple 5 psy en 10 ans. Personne n'a pu rien résoudre, ni par hypnose, ni par la parole, ni par l'explication.
Comme toi, je me sens mal d'être comme ça, et je sais que c'est moi qui suis pas normal quand j'engueule ma copine, la pauvre. Je suis odieux avec elle. Je l'engueule comme un malade. Mais bon, comme je lui ai déjà souvent dit que c'est moi qui avait un problème et qu'elle n'avait rien à se reprocher (je lui ai pas dit ça en pleine crise bien sur), je crois qu'elle supporte plus l'engueulade que si c'étati une vraie injustice. Malgré tout, c'est dur à vivre.

Pour ma part donc, le fait de voir le déglutissement est ce qu'il y à de pire. Presque pire que de l'entendre. Ce qui prouve bien que c'est l'acte qui me dérange, pas la fréquence du bruit que ça provoque. Une colère s'empare de moi, mais genre The colère. J'ai envie de tuer la personne. Pas de lui dire :"méchante", non, de la transpercer avec un couteau. Evidemment, jamais je l'ai fait, et ne le ferai. Mais parfois, le fait de penser que je le fais m'aide à me calmer plus vite.

Il y à eu des déglutissements de ma mère qui m'ont pris un week-end à récupérer.
Voilà, je crois que ce forum permettra à chacun de s'exprimer dans le détail sur ce problème, ce qui peut être plus bénéfique, que de raconter une fois son problème sur un forum non dédié.

J'ai la conviction que si on est beaucoup à revenir souvent parler de notre problème ici, ça vaut tous les psy du monde. Nous sommes tous bien plus dans le sujet que les psys qui évoquent peut-être des théories.

Plus je parle, plus j'ai la conviction qu'on va s'en sortir. En parler tous les jours avec des gens qui souffrent de ça aussi, voilà ce dont je rêvais depuis 18 ans.
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serena123



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Jeu 29 Nov - 11:31

Coucou !
J'ai mis mon témoignage comme toi ça y est !

Tu vois tu es loin d'être seul... mais c'est comme tabou ce truc... ou alors c'est nous qui sommes vraiment cinglés ?
Mais je ne pense pas, je me souviens que quand on était petits et qu'on allait manger chez mes grands-parents, mon grand père faisait un bruit monstrueux en mangeant ! Mes frères et moi (pourtant on était jeunes, même pas 10 ans), ça nous énervait trop ! ça ne nous faisait pas rire, ça nous énervait carrément, je m'en souviens bien... Bizarre non ? y a peut-être des prédispositions dans les familles lol ?

Je trouve assez anodin que toi ce soit surtout l'acte en lui-même de déglutir qui t'énerve... plus que le bruit finalement... Ou alors tu l'assimiles tellement au bruit que du coup tout le truc t'énerve non ? parce que tu sais le bruit que ça fait...
Moi aussi je me suis souvent demandé si y avait pas un truc de sexuel derrière tout ça...
par exemple, pourquoi c'était ta mère qui t'énervait en faisant ça et pas ton père... !
et moi pourquoi c'était mon père et mon frère, et moins ma mère !
et pourquoi ça a commencé à nous énerver proche de la puberté et pas avant.
mais peut-être que c'est un hasard et que tout simplement ils faisaient plus de bruit !
quel dommage que Freud soit plus là, je suis sure que lui il aurait trouvé pourquoi !

J'ai remarqué aussi un truc, en lisant les forums de gens atteints de TOC, c'est qu'ils écrivent tous bien et s'expriment bien aussi, presque pas de fautes d'orthographe, limite on rédige une dissert Laughing
Peut-être sommes nous des perfectionnistes et des grands nerveux qui voulont tout controler ? Du coup, même les bruits des autres ? Enfin bon, je n'en sais rien... Mais ça m'avait frappé. Et toi tu n'es pas l'exception !

Moi aussi dans ton témoignage, ça m'a marqué que, comme moi, pour te calmer, tu les imitais... ! C'est vraiment bizarre...

As-tu d'autres toc sinon ? d'autres petits trucs dont tu n'oses pas parler, mais que tu fais et que tu trouves bizarre ?

A plus !
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MessageSujet: hello   Jeu 29 Nov - 17:46

Salut Serena,

C'est génial de discuter avec toi. En plus on a le même âge, donc si ça se trouve, c'est peut-être juste la cuvée 77 qui a un problème, lol.
En effet, pour l'orthographe, j'avoue en avoir une bonne et j'avoue aussi que je me risque souvent à juger la personnalité de quelqu'un selon son orthographe. Ca en dit long. Mais soit.

Pour entrer dans le détail, en fait, moi, ça a commencé à m'énerver vers 12 ans, suite à une grosse dépression mais je l'ai déjà dit. Oui, on peut parler de dépression à cet âge-là, car c'était trop violent pour être autre chose. C'est dans la voiture de ma mère que ça a commencé. Elle faisait un petit bruit avec sa gorge, genre Krrrrrr, mais inexplicable sans le faire. Au début ça m'énervait un peu, genre 10 secondes, puis c'est vite devenu 30 sec. Mais je me souviens bien que ça passait après ce délai. Puis, ça m'a énervé un peu plus, et encore plus, comme si à chaque fois, elle répétait ce qui m'avait déjà énervé la fois passée. La répétition y est donc pour beaucoup je pense. Et là je devenais complètement fou. L'explosion de rage. J'ai été obligé d'avouer mon prob à mes parents quelques mois plus tard. Je ne crois pas qu'ils compatissaient. C'était : tu n'as qu'à essayer de te contrôler. La bonne blague, comme si on pouvait se contrôler.

Puis j'ai commencé à trouver que mon père se raclait souvent la gorge. Et je lui ai un jour dit : tu vas souvent te la racler comme ça, il m'a dit : oui toujours pourquoi? Ca a commencé à m'exaspérer et me rendre fou aussi. Chaque personne de ma famille avait son bruit de gorge spécifique qui m'énervait plus, et j'aurais pu faire un classement des bruits les plus tuants. 1. Le déglutissement de ma mère, voire le raclement de gorge, puis le raclement de mon père, puis sa toux, puis son déglutissement, puis ceux de mes frère et soeur,etc. Ce classement est plus ou moins toujours d'actualité.


En classe, en terminale, y à une fille avec qui j'avais eu des petites amourettes à l'âge de 7 ans (ma petite copine d'enfance) qui se raclait la gorge souvent, à la fin ça me rendait dingue, et me déconcentrait aux examens.
Puis à la FAC, un gars se raclait la gorge toutes les 30 secondes pendant les cours. Affreux. J'ai du passer tous mes examens avec des boules quies. Puis un jour après deux semaines de révision, je ne vois pas ce type à l'examen. Je ne mets pas les boule quies et l'examen se passe bien. A la pause, je vois le type. En fait il a perdu 15 kg en deux semaines suite à une opération, et je ne l'avais pas reconnu. Il était assis devant moi à l'examen. Et après la pause, là j'ai entendu ses raclements, et j'ai pu mettre mes boules quies.
Idem, quand j'entendais un raclement de ma mère, je devenais fou, puis deux secondes après, je me rendais compte que c'était l'invitée qui avait raclé sa gorge, pas ma mère, je m'était trompé. Ben j'étais immédiatement calmé puisque c'était pas ma mère.

C'est comme si chaque humain avait droit à un nombre maximum de bruits de gorge avant que ça m'énerve, et une fois le compteur atteint, même le temps ne le faisait pas descendre.
Pour mes amis, ça m'ennuie rarement les déglutitions.

Au fait, je suis sujet à des crises d'angoisses depuis 4 ou 5 ans, et il m'est déjà arrivé de me retrouver à l'hosto parce que je croyais que j'allais crever.
Et pour les Toc, j'en ai eu d'autres oui quand j'étais petit. Par exemple, si une main touchait un mur, l'autre devait aussi toucher ce mur. Aujourd'hui, je dois encore en avoir, mais plus faiblement. Il y à eu une période en effet où c'était dérangeant...

Voilà Séréna, espérons que d'autres gens vont nous suivre ici.
Merci pour tous tes témoignages
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serena123



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Ven 30 Nov - 11:45

Salut !

Moi ossi sa me fais plésire de lire tes taimoignage
(bon ok j'arrête ! --> j'attache aussi beaucoup d'importance à l'orthographe, j'ai toujours été bonne, et même quand je recevais des lettres avant quand j'étais ado (de copines ou autres),j'avais envie de corriger leurs fautes tellement ça me faisait mal aux yeux!!! (c'est grave non... Suspect ) (mais bon, ma mère est prof de français, alors j'ai baigné là-dedans)

Alors si c'est la cuvée 77 qui a un problème, voilà encore quelque chose qu'on va reprocher à nos parents Wink !
Moi aussi le plus dur à supporter, c'était quand on était en voiture en famille, car tous dans un espace confiné, impossible de partir ailleur pour éviter les bruits !
Je suis aussi une grande adepte des boules quies. D'ailleurs j'ai commencé à en mettre à l'adolescence pour ne pas entendre mon père cracher dans le lavabo tous les matins ! (ma chambre était à coté de la salle de bains malheureusement pour moi !!!).

En parlant d'examen, quand je passais un épreuve blanc de BTS j'ai perdu mon sang froid car un gars derrière moi n'arrêtait pas de renifler bruyamment, j'ai fini par me retourner (j'avais des envies de meurtres !!!) pour lui demander "tu veux un kleenex ?", il m'a répondu non, je me suis sentie con et après c'est passé !

Les raclements de gorge, je peux te comprendre vraiment car ma mère le fait hyper souvent aussi, et si je vivais encore chez eux, je crois que je péterais un cable ! Maintenant quand je retourne les voir, vu que ça n'arrive pas si souvent à cause de la distance, je suis plus cool et ça ne me dérange plus... mais si je reste trop longtemps !

j'ai d'autres tocs aussi, comme celui de compter parfois (compter les marches des escaliers !)... et j'adore percer les points noirs !!! (mais je connais beaucoup de monde comme ça, donc ça va, je suis pas si anormale que ça !)

je me demande si dans le fond on ne voudrait pas tout maitriser... ! ?

peut-être que l'explication est loin de tout ça, qu'on serait surpris de savoir POURQUOI... !

j'avais songé à faire une thérapie comportementale et cognitive, et j'avais lu qu'ils ne soignaient pas en essayant de savoir pourquoi, mais en nous aidant à vivre avec nos tocs au quotidien... donc bon, pas motivant. Moi je voudrais savoir pourquoi, j'ai l'impression que c'est seulement à cette condition que ça irait mieux !

ce qui m'a choqué dans ton dernier témoignage, c'est quand tu as écris que parfois tu avais cru que c'était ta mère qui se raclait la gorge, et que quant tu t'apercevais que ce n'était pas elle mais un invité, ta pression redescendait. j'ai vraiment une impression de déjà vécu ! ça me le faisait aussi avec les reniflements de mon père... comme quoi ce n'est pas tant le bruit en lui même, mais la personne qui le fait...
quoi que si l'invité était resté longtemps chez vous et qu'il avait continué à le faire, ça t'aurait surement aussi énervé non ? c'est comme si la répétition du bruit faisait qu'à force on atteint un certain stade qui fait qu'après c'est irréversible, on ne peut plus le supporter... et du coup ça serait dirigé sur nos parents car forcément c'est eux qui partagaient notre quotidien...

as-tu eu des parents sévères ?
tu es l'ainé ou pas ?

(je cherches des pistes !)

a bientot et bon courage !
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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Mer 5 Déc - 3:33

Salut Serena,

Oui, donc on a pas mal de similitudes je constate.
Il faudrait que des gens viennent témoigner sur ce forum. En connais-tu que tu pourrais faire venir?
Je pense qu'il faut encore un peu attendre, et google référencera le forum avec tout ce qu'on a dit. Alors, ça prendra sur le bouche-à-oreille...

Jonathan
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serena123



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Mer 5 Déc - 17:27

malheureusement non je ne connais personne qui soit concerné !

as-tu essayé d'envoyer un mp à tous ceux qui avaient posté sur le forum TOC de doctissimo ?
peut-être y a-t-il d'autres forums où tu pourrais essayer d'aller chercher d'autres personnes ???
je pense que ça va venir !
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farid91



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MessageSujet: Je ne supporte plus les bruits de mastication!   Lun 25 Fév - 2:27

Bonjour,

Depuis peu, je commence à m'interesser à ce problème. Je me suis mis à chercher sur Internet les causes et essayer ainsi de trouver des solutions.

En lisant vos messages c'est rassurant de voir qu'on est pas seul et que ca touche beaucoup de personnes (pas seulement des années 77 mais aussi 81 Very Happy). Je me vois dans vos temoignages. Le mec en train de péter les plombs intérieurement parce qu'il entends des bruits de bouches (en y pensant, c'est ridicule).

Me concernant, tous les bruits de bouches m'insupportent. Que ce soit manger de la soupe, de la nourriture croquante, macher un CHEWING GUM mais aussi les claquements de dents, le reniflement, les toux (surtout lorsque la personne est à l'agonie Smile ), les claquements de doigts (je le fais moi même!!!), l'utilisation du coupe ongle et j'en passe et des meilleurs.

Je deviens paranoïaque. J'attends des fois que les gens fassent du bruit pour m'enerver dans mon coin (un peu maso je sais).

Je n'ai pas de souvenir du commencement ou de l'évènement qui pourrait être à l'origine de cette "maladie" si je peux l'appeler ainsi.

Je me souviens lorsque j'étais petit (12 ans à peu prêt. J'en ai 26 maintenant), mon cousin venait manger à la maison et faisait des bruits insupportables au point de ne plus vouloir manger lorsqu'il était là.

Ca empire de jour en jour. Contrairement à tout ce que j'ai lu, c'est mon père qui fait du bruit et non ma mère. Je ne supporte plus lorsqu'il mange surtout quand il aspire sa soupe! Je n'ose rien lui dire, il était strict ca m'est donc resté. Je suis obligé de manger rapidement en me griffant les cuisses ou de faire semblant de ne pas avoir faim.

Je lance des regards à ma mère qui elle même ne supporte pas et n'ose rien lui dire de peur de le vexer.

Un jour, j'ai eu le malheur d'oublier mes ecouteurs (pour ecouter la musique dans le RER et eviter d'entendre les bruits). Un mec avec son chewing gum est venu s'installer en face de moi. Il machait comme une vache espagnole en train de brouter de l'herbe. J'ai failli lui sauter dessus et lui enlever le chewing gum de la bouche. J'en suis au point de changer de place voir de wagon pour eviter le moindre bruit.

Je suis de nature à prendre tout sur moi même et ne rien dire. J'ai une colère intérieure qui augmente à chaque fois (je plainds celui qui en fera les frais). Je n'ai jamais pensé que c'était si grave au point d'aller voir un psy!

Voilà. Je me suis inscruté dans la conversation et dispo pour dialoguer...

PS : c'est vrai que moi aussi je fais attention à l'orthographe au point de relire des choses et chercher les erreurs jusqu'à en trouver. Mais bon, je fais également des fautes (l'erreur est humaine). Il est tard. J'ai sûrement oublier beaucoup de choses qui seront racontés peut être une prochaine fois.
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serena123



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Sam 8 Mar - 18:04

Coucou Farid,
c'est cool que tu sois venu poster !
je ne sais pas où est passé Jon le créateur de ce forum, ça fait un moment qu'il n'est pas venu poster. J'espère qu'il va bien !
Je trouve ça bizarre moi qu'on soit autant à pas supporter tous ces bruits, et que personne n'en ait jamais parlé... Il n'y a pas que nous 3... Alors ça vient d'où ???
Si jamais tu trouves une piste, tiens nous au courant !
(et c'est clair tu n'as (presque) fait aucune faute d'orthographe !). Sommes nous trop perfectionnistes, un trait de caractère en commun ???
PS : j'ai déjà vécu comme toi le coup du mec qui mache son chewing gum comme un porc !!! Moi c'était dans un bus, j'ai cru que j'allais le claquer, heureusement je descendais quelques arrêts après qu'il soit monté, sinon j'aurais changé de place !
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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Sam 12 Avr - 17:06

Bonjour à tous,
je viens de découvrir ce forum et quelque part ça me rassure de voir que d'autres personnes ont le même problème que moi. En lisant vos témoignages, je m'y reconnaissais vraiment.
Pour vous expliquer ma démarche, il se trouve qu'aujourd'hui je suis d'une humeur excécrable et cela à empirer depuis ... le repas de midi. Je mange avec mes parents et ma grand-mère (j'ai eoublié de préciser que j'ai 20 ans). Cette dernière fait vraiment beaucoup de bruit en mangeant et surtout en avalant, et je ne vous étonnerais pas en vous disant que le pire moment est quand elle boit son café !!! Alors à partir de ce moment, je suis vraiment mal. J'ai fais la vaisselle très vite et je suis allée me réfugier dans ma chambre pour éviter tout bruit. Et j'avoue que ça va un peu mieux maintenant que je suis au calme.
Quand vous disiez que les personnes comme nous, qui ne supportent pas les bruits, étaient surement des personnes qui veulent tout controler, je serais assez d'accord. J'ai lu sur psychologie.com que notre problème est en fait une phobie. On reporte un problème lié à l'enfance, probablement la séparation avec notre mère, sur un problème extérieur.
Sinon avez-vous déjà fait des tests de QI ? J'ai vu une émission sur la 5 allo Docteur qui parlat des gens qui avaient un QI plus élevé que la moyenne. Un homme disait qu'il s'ennuyait beaucoup en cours et ce sont des gens, pour la plupart timides et réservés, tout comme moi. J'ai arreté mes études après l'obtention de mon DUT parce que je m'ennuyait et que je ne voulais pas continuer mes études. J'ai également peur de l'échec, voire je ne le supporte pas. Etes-vous pareil ? Avez-vous fait des études sans vous ennuyer ? Sinon pour revenir aux personnes HQI (Haut quotien intellectuel), ce sont des gens hypersensibles et notamment aux bruits et aux émotions et sont sujets à la depression. Notre problème se résoudrait-il à notre surplus d'intelligence ? Je n'envisage pas pour le moment de me faire tester mais pourquoi pas.

PS : pour en revenir à l'orthographe, je ne pense pas avoir fais beaucoup de fautes et moi aussi ça m'enerve quand je reçois des lettres bourrées de fautes !!!
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piou



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Jeu 23 Oct - 15:09

Salut à tous,
Je m'excuse déja pour les fautes que je vais faire parce qu'il y en aura, et ca a l'air de vous tenir a coeur.
Je suis atteint du même syndrome à la con que vous et sa me pourrie sévèrement. Si je suis là c'est plus pour soulager ma mère que mois puisque elle ne supporte plus les regards assasins que je lance a mon père. Alors je tente tant bien que mal de trouver une solution pour arranger cela.
Pour autant il ne semble pas qu'il y ait une véritable solution mais je pense qu'en mettant en commun des symptomes ou des caractèristiques de notre personnalité, on devrait rèussir à dresser un bilan.
1erement : je suis musicien et j'ai toujours cru que l'origine du problème venait de là et en fait non, sur wikipedia on apprend que l'on peut attribuer cette "hyper acousie" à une agression du tympan, et que c'est le signe avant-coureur d'acouphène( ce que je peux confirmer par éxpérience dans ma famille)
2èmement : j'ai les yeux bleus trés claire et suis également sensible à la lumière, serait-ce le cas pour le reste des mes sens ?
3èmement : un forumiste expliquait qu'une possibilité enviseagable soit un QI élevé , il semblerait que mon intelligence soit entre bonne et grande, sinon j'avoue également avoir grandement confiance en moi ce qui semble être également le cas de certains.

Sinon je propose aussi de doner les petits trucs qui vous aides à surmonter les agacements (être investit dans un débat pendant le repas permetde ne pas se foaliser sur les bruits).Sinon pour ceux qui vont encore en cours comme moi (19 ans) essayer de vous mettre dérierre les personnes qui font ces bruits (puisque les sons sont émis vers l'avant).


Enfin je voudrais avoir 3 précisions est ce que vous entendez certains bruits gênant plus fort d'une oreille que de l'autre?
j'ai pour hypothèse que l'origine cette maladie soit une seule otite trés puissante que j'ai eu à 13 ans
Est ce que cette maldie est évolutive (en bien ou en mal)?

Salut à tous
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mintaka



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Dim 26 Oct - 12:04

Bonjour Piou,

Bienvenue parmi nous.

Moi les fautes d’orthographe ne me dérangent pas en tout cas, il m’arrive d’en faire aussi d’ailleurs. Et en règle générale je pense que tout le monde n’a pas la même facilité avec l’orthographe, mais a des facilités sur d’autres points...

Pour tenter de mettre en commun nos expériences :
- J’aime la musique mais ne suis pas musicienne
- J’ai les yeux bleus et sensibles, je suis d’ailleurs aussi d’une nature sensible
- Pour mon QI je ne sais pas, je n’ai fait que des tests sur Internet mais jamais en réel. Je n’ai par contre pas confiance en moi sur de nombreux points, et j’ai tendance à me remettre en question très (trop) facilement.

Moi aussi je préfère à table être engagée dans une discussion intéressante, ça m’aide beaucoup à ne pas me concentrer malgré moi sur les bruits de mastication. Mon état de fatigue joue aussi énormément, tout comme le fait d’avoir le sentiment d’être libre d’assister au repas ou pas.

Je n’ai pas eu d’otite étant petite même si j’en ai souvent eu à l’âge adulte à force de mettre des bouchons et écouteurs dans les oreilles.
En ce qui me concerne j’ai longtemps pensé qu’il n’agissait d’une manière d’exprimer mon malaise devant l’incompréhension que je ressentais de ma famille envers mes sentiments (j’étais une enfant qui bougeait tout le temps et qui passait facilement d’une joie exubérante à une tristesse intense avec pleurs sonores… Tout cela énervait fortement ma mère et j’ai souvent entendu dire que je n’étais jamais contente, capricieuse, etc…).

Pour de ce qui est de l’évolution de cette « maladie », j’ai maintenant 35 ans et j’ai connu des « presque » guérisons et des moments ou la souffrance qu’elle engendrait était atroce.
De 7 à 18 ans c’était très dur, aussi bien avec mes parents qu’à l’école (les « machouilleurs » de chewing-gum en classe surtout). Puis à 18 ans je suis partie vivre en couple et mon copain n’était pas souvent présent à cause de son travail, ça c’est grandement amélioré. Avec la fatigue liée à la naissance de mes enfants à 25 ans j’ai beaucoup rechutée et les bruits qui m’incommodaient sont devenus plus nombreux. A 30 ans j’ai divorcé et après une dépression nerveuse j’ai repris le dessus et ça été même la période ou tout semblait avoir disparu : les bruits de mastications me gênaient toujours, mais c’était un simple inconfort qui demeurait supportable, plus un son atroce qui donne envie de hurler ou de fuir très loin…
J’ai rencontré quelqu’un ensuite avec qui j’ai vécu 2 ans et demi et notre relation a été destructrice pour moi. J’ai souffert le martyre et j’ai rechuté tellement que maintenant même les bruits de paroles me sont insupportables… Ca fait 8 mois qu’il est parti et je me remets doucement, mais la fatigue reste immense et les bruits m’agressent toujours beaucoup.

En ce moment donc je m’isole le plus souvent en espérant que ça s’améliore un jour…

Bon courage à tous,

Véro.
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piou



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Mer 29 Oct - 20:54

Et ben dis donc pas facile ta vie,
J'ai un peu de mal à croire que ce genre de "maladie" s'améliore et le fait que tu me dise le contraire me réconforte
Mais j'ai vraiment l'impression que la force du problème est trés liées à l'humeur du moment peut etre que d'arriver a garder son calme permettrait d'éviter une "crise"
en tout cas merci d'avoir créer le forum, ou en tout cas de l'entretenir.
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mintaka



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Ven 31 Oct - 15:48

Piou,

Je suis d’accord, je pense aussi que ce problème est très lié à l’humeur du moment.

Dans les périodes où je me sentais très bien dans ma vie je n’avais quasiment plus de symptômes. En ce qui me concerne, cette intolérance au bruit semble agir comme un révélateur que quelque chose ne va pas dans ma vie. Mais ce « révélateur » est comme une alarme qui réagit beaucoup trop vite et beaucoup trop fort ! Et c’est l’alarme même qui finit par me pourrir la vie Crying or Very sad

Mon désarroi est surtout que j’ai vraiment l’impression de ne rien contrôler. Je ne sais jamais à l’avance sur quel bruit se portera mon attention et qui me fera souffrir !

Outre la fatigue qui augmente beaucoup mes réactions à ce niveau, j’ai remarqué que si mon esprit relie un son à quelque chose de négatif je suis condamnée à souffrir en entendant ce bruit sans pouvoir agir sur mes propres réactions et émotions.
Je me sens pieds et poing liés face à ce problème et ma volonté et mes efforts ne me permettent au mieux que de lutter quelques minutes contre la torture que je ressens à l’écoute des bruits en question.

Je n’ai pas créé ce forum mais j’ai été très contente de le trouver.
Son créateur ne semble pas y être retourné depuis un bon moment et j’espère que c’est parce que son problème avec les bruits ne perturbe plus sa vie autant qu’à l’époque… Ce serait plutôt encourageant dans ce cas Smile

Ca me fait plaisir de pouvoir échanger sur ce problème et de lire les expériences des autres personnes qui y sont confrontées ainsi que leurs idées. Ca me donne l’impression de faire quelque chose pour lutter contre ces satanées réactions et de contrôler un peu quand même la situation comme ça ! Je suis alors un peu plus rassurée et de partager nos ressentis me fait me sentir moins seule et me permet de relativiser un peu mon problème.

A bientôt,

Véro.
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kitty



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MessageSujet: Re: Les psy restent ignorants face à ce problème   Mar 30 Juin - 19:00

ça soulage de voir que nous sommes quelques uns à souffrir de cela , car bien souvent on me traite de folle ou bien que je n'ai qu'à aller me calmer ou me faire soigner ou bien tout simplement que je fais exprès pour faire chier .

je suis de 77 aussi , j'ai eu une bonne éducation mais une enfance dure avec des coups et beaucoup de stress n'ayant pas d'espace pour moi toujours étouffée par l'angoisse, ce qui m'a rendue assez malade physiquement d'ailleurs .
je souffre énormément quand j'entends certains bruits , en ce moment c'est extrême , même quand j'entends ces bruits à la tv je dois vite zapper mais les sons résonnent encore dans ma tête et j'ai envie de hurler.

il m'est particulièrement difficile de supporter les fracas de vaisselle , les couverts qui s'entrechoquent ou qu'on frotte , je ne peux pas manger à table avec quelqu'un sauf au restaurant où en général il y a assez d'ambiance sonore pour couvrir un peu les bruits et encore tout dépend de mon état de nervosité et qui j'ai en face de moi .
mais voilà je ne supporte pas :
- les bruits de vaisselle .
- les bruits d'eau ( remous dans le bain des autres et je ne prends que des douches à cause de ça , dans le sot pour nettoyer le sol , ou dans le bain pour la vaisselle et encore pire si on agite la vaisselle avec , l'essorage de la serpillière dans le sot).
- les bruits de crachats et de raclements de gorge ou de nez .
- les bruits de bouche quand quelqu'un mange ou boit ou se suce le doigt pour goûter un truc .
- les fracas de portes de placards et de tiroirs .
- les bruits de cendriers tunisiens ou tout ce qui est petits chocs d'objets en céramique ou autre .
- les bruits d'ongles ( difficile à expliquer ma mère fait un truc avec ses ongles et ça me tue ).
- les gens qui respirent fort par le nez quand ils mangent .
- les couverts en inox dans une casserole en inox .
- les gens qui ont la manie de se nettoyer les dents avec leur langue en faisant un petit bruit pénible ( je ne sais pas comment décrire ça non plus ).
- les coups violents et agités de cuillères dans les pots de yaourts.

je sais que la majorité de tout ça vient de ma mère que je ne supporte pas , elle n'a jamais eu de respect pour moi , et elle ne sait rien faire sans faire de bruits agressifs .
là j'ai été obligée de retourner chez elle malgré moi et au quotidien c'est à devenir dingue et ma nervosité est telle que ma tête va exploser , même avec des boules quies je l'entend ! sans compter qu'elle me hurle dessus sans arrêt , ça m'use vraiment mais je pense que vous comprenez ce que je ressens .

et tous les bruits qu'elle fait me hérissent le poil et me donnent envie de hurler , au point où quand je fais quelque chose en rapport avec un de ces bruits , genre essorer la serpillère , j'ai une technique pour ne pas faire de bruit , et d'ailleurs je fais attention à tout .
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MessageSujet: Jon, l'admin répond à vos messages   Mer 9 Déc - 6:56

Cela faisait longtemps que j'avais abandonné ce forum, car il n'avait pas pris la notoriété que j'espérais par rapport aux gens atteints du problème. Certains d'entre vous y ont participé, je viens de lire vos témoignages, et j'en ressors des choses intéressantes :

1. Pour le QI, j'ai fait un test officiel il y à quelques mois, le mien est de (je reviens ici en 2011 pour censurer ce nombre qui n'a que peu d'intérêt ici). C'est un témoignage pas une tentative d'impressionner qui que ce soit, vu que de toute façon, nous sommes des anonymes ici (pour l'instant). Il serait intéressant que vous en fassiez un également. C'est peut-être une piste, enfin une piste, je sais pas ce que ça va nous apporter, mais c'est un élément de réponse disons.
2. Je suis musicien, je chante, je compose et j'ai pour but d'arriver à faire connaitre mes chansons au grand public. Les avis sont assez positifs. Donc, j'ai également de l'ambition. En gros, c'est ma passion première, je ne vous parlerai pas de ma deuxième passion, car je deviendrais moins anonyme lol. Je suis assez flegmatique par contre, je peux être très travailleur, et parfois, impossible de lever le doigts, mais bon, c'est pas si fréquent heureusement
3.A propos de séparation avec la mère, lorsqu'étant petit, je partais en colonie de vacances, ou même deux jours loin de ma maman ou mes parents (je ne sais pas si c'était juste ma maman ou les deux, sans doute les deux), je pleurais j'avais le cafard, beaucoup plus que les autres enfants. Ma mère était loin de moi et j'étais malheureux. Cela a duré jusqu'à l'âge de 12 ans, qui coïncide bizarrement avec le début de ma dépression et le début du problème des bruits. En lisant vos témoignages, j'ai donc fait un rapprochement possible avec la séparation de la mère. J'aurais peut-être refoulé ça dans les bruits.
4. Un élément important :lorsque j'étais en état de dépression, très triste donc, sans très bien savoir pourquoi, les bruits de mes parents essayant de me consoler ne m'ennuyaient plus, et le lien avec la dépression est donc évident. C'était une sorte de déséquilibre entre la colère et la tristesse. La dépression est selon moi fortement liée à la séparation à la mère, car dans les deux tristesses, j'ai ressenti beaucoup de similitudes. La seule différence étant qu'en cas de séparation de ma mère, il suffisait qu'elle vienne me chercher à la colo ou que l'échéance des "vacances" loin de mes parents soit finie pour que ma tristesse et mon cafard disparaissent. Avec la dépression, sa présenc ne changeait rien, ou presque rien. Il y à cependant des similitudes je pense. Et ça tendrait à démontrer que comme A est lié à B et B est lié à C, donc il y à un rapport entre le TOC des bruits et la séparation à la mère, et ça m'est venu à l'esprit comme ça en lisant vos témoignages.
5. Autre chose me donne l'impression que le sexuel est très présent dans ce problème. En effet, tous les jours je cherche dans mon cerveau le sentiment refoulé qui provoque la colère qui fait suite à un bruit. Je suis capable d'iriguer, ou en tout cas de toucher par la pensée, l'endroit du cerveau qui provoque la colère. Je sais exactement où ça foire, par contre, je n'arrive pas à visualiser les images floues de mon subconscient présentes à cet endroit. Je suis suivi par le meilleur hypnothérapeute de ma région pour ce problème. J'en parle dans un autre post...


Dernière édition par Admin le Ven 3 Juin - 1:57, édité 2 fois
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cecily



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MessageSujet: primates   Ven 18 Fév - 14:39

J'ai 46 ans et le premier symptome de mysophonia ou 4S est apparu en première primaire quand j'avais 6 ans. On était sur des bancs de deux et la fille à côté de moi était grosse. J'ai commencé à sentir cette grosse masse chaude qui irradiait de la chaleur à ma droite tandis que mon côté gauche ressentait la fraîcheur du vide. J'ai failli m'énerver ouvertement et me mettre à pleurer, mais heureusement, cette impression a complètement disparu, je crois que je me suis intéressée au cours et que ça s'est calmé et j'ai pu faire toute ma scolarité normalement.
La deuxième attaque de 4S c'était à table quand j'avais entre 8 et 10 ans parce que mon père mangeait comme un cochon. Je m'énervais et je me faisais engueuler par ma mère qui me considérait comme capricieuse et intolérante. Mais ça aussi c'était sporadique et pas à chaque repas.
La troisième attaque de 4S a été énorme et a failli me faire abandonner mes études universitaires, mais j'ai tenu bon et réussi mes études en brosant quelques cours et en étudiant sur les notes d'une supercopine qui acceptait de me les photocopier. C'était à cause de tous les suçoteurs de bics, rongeurs d'ongles et mâchouilleurs de chewing gum dans les auditoires bondés où l'espace vital est réduit à rien.
Après l'univ, je n'ai jamais pu faire de carrière digne de ce nom car je n'ai pas supporté durablement les open spaces et les bureaux partagés.
Un doigt dans l'oreille et les cheveux davant la joue de l'autre côté, j'ai fait la psycho après mes premières études, et j'ai fait toutes mes études de psycho sans jamais entendre la moindre description de ce que j'avais, excepté chez certains psychotiques graves (Louis Wolfson, "le schizo et les langues").
J'ai aussi fait une psychothérapie pendant 5 ans qui a amélioré la qualité de ma vie sans pour autant supprimer mon problème, et qui m'a surtout appris à appeler un chat un chat et à me connaître.

Le 4S a certainement quelque chose à voir avec la séparation, avec le sentiment de ne pas être aidé par ses plus proches, avec la fin d'un état de confiance en l'autre et d'un état d'attachement. Chez moi actuellement, il apparaît quand je dois me concentrer en présence d'autrui mais "contre" les autres. Par exemple dans les bureaux décloisonnés j'ai l'impression que l'autre "tape" sur son clavier pour essayer de travailler plus vite et mieux que moi et que chacun, par ses tics et ses bruits, cherche à déconcentrer les autres et à rester le seul concentré. Du coup, l'espèce de sensibilité sexuelle très diffuse qu'on ressent toujours en présence d'autrui devient quelque chose d'horrible et d'envahissant. (désolée d'en parler mais on est des primates, comme les Bonobos!)
Dans mon histoire d'enfance je n'ai pas du tout d'otites, ni d'attachement fusionnel à mes parents, mais bien une anorexie des 6 mois, qui s'est prolongée jusqu'à mes 5 ans et qui a donné lieu à beaucoup d'énervement et de violence pour me forcer à manger. Du coup, depuis toujours j'appréciais plutôt d'être à l'école et s'être séparée du milieu familial, mais très tôt j'ai su que les plus proches ne sont pas nécessairement bienveillants et qu'on ne peut vraiment compter sur personne. Ma grand-mère disait que j'avais un caractère de chat.
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